Manifestation contre le centre fermé de Vottem – 3 avril, 14h place Saint Lambert à Liège

Aucune prison n’a jamais arrêté la misère! C’est pourtant le traitement que réservent des pays comme la Belgique à ceux qui fuient la pauvreté et la dictature dans le monde néocolonial. C’est ainsi le seul crime qu’ont commis les prisonniers du centre fermé de Vottem.

 

La crise capitaliste pousse encore plus de gens à partir à l’étranger chercher un meilleur avenir, voire un avenir tout court. C’est certainement le cas dans les pays du Sud, mais également en Europe. Ainsi, environ 1.500 jeunes quittent l’Irlande chaque semaine pour fuir l’absence de perspective consécutive à l’effondrement de l’économie irlandaise.

Si quitter son pays d’origine n’est jamais facile, ceux qui se trouvent en dehors des frontières de l’Union Européenne auront en plus à affronter les flots sur de fragiles bateaux surchargés ou encore l’énorme clôture de 12,5 km de long et 3 mètres de haut érigée pour empêcher le passage des clandestins à la frontière gréco-turque. Sur place, ils auront encore à affronter la peur, la répression, l’enfermement, l’arbitraire. Cet hiver, près de 6.000 demandeurs d’asile étaient sans logis et l’an dernier déjà, des familles, avec enfants en bas âge, avaient dû dormir dans les gares par un froid glacial.

Les travailleurs immigrés ne viennent pas chez nous sans raison: le système capitaliste les exploite chez eux de façon particulièrement brutale. En Tunisie, les multinationales (dont 146 entreprises belges) exploitaient les travailleurs avec l’appui du régime policier de Ben Ali et profitaient des très bas salaires, des droits syndicaux extrêmement limités et du chômage de masse (toujours utile pour maintenir les salaires au plus bas…) Le capitalisme ne peut exister sans exploitation, sans oppression et donc sans “flots massifs” de réfugiés.

Après la chute de Ben Ali, 5.000 réfugiés tunisiens sont arrivés en Italie en seulement une semaine, profitant de la chute du régime pour partir en quête de meilleures conditions de vie. Les politiciens de droite et d’extrême-droite comme Marine Le Pen tentent d’exploiter ces images de réfugiés arrivant sur les plages d’Italie. Mais ce n’est pas l’immigration qui constitue une menace pour les conditions de travail et de salaires des travailleurs européens: c’est la soif de profit des banques et des actionnaires, des patrons et des spéculateurs. Ce sont eux les responsables de la crise, eux qui veulent nous la faire payer et c’est encore eux qui bénéficient de toutes les attentions des partis capitalistes, d’extrême-droite ou non.

Les travailleurs sans-papiers sont privés de toute protection sociale et doivent accepter des conditions de travail que les autres refusent. Ils sont ainsi utilisés comme main d’œuvre bon marché et comme outil pour saper les salaires et conditions de travail de tous. Nous militons pour la régularisation des sans-papiers, mais pas pour répartir la pénurie d’emploi et la misère : nous luttons pour un bon emploi pour tous, avec de bons salaires.

 

La solution: se révolter!

Selon le porte-parole de l’agence alimentaire des Nations Unies, la population mondiale sera confrontée à l’instabilité alimentaire en 2011. D’après lui, il y 3 possibilités: fuir, mourir ou se révolter. Voilà ce qu’il faut faire: nous révolter, et ne pas s’arrêter tant qu’un réel bien-être n’est pas assuré. En Tunisie, la colère continue de gronder et, après avoir mis fin au règne de Ben Ali, les mobilisations se poursuivent, contre le régime lui-même.

C’est cette voie qu’il nous faut emprunter: tous ensemble, travailleurs belges ou d’origine immigrée, avec ou sans-papiers, ensemble nous sommes plus forts afin de lutter contre l’austérité et pour une solution favorable aux travailleurs et aux pauvres face à la crise économique. Ensemble, luttons pour une véritable démocratie, ici et là-bas, où les travailleurs et les pauvres auront en mains les leviers de l’économie.

 

Rejoins le bloc des Etudiants de Gauche Actifs (EGA) à la manifestation contre le centre fermé de Vottem, ce 3 avril, à 14h place Saint-Lambert

 

 


 

Solidarité avec les révolutions en Afrique du Nord et au Moyen Orient !

MEETING Ce Mercredi 6 avril, à 19h au café “L’île aux trésors”, 28 place du XX Août (en face de l’université)

L’immense majorité des masses libyennes, qui fournissent des efforts titanesques, veulent la fin du régime dictatorial de Kadhafi. Oman, Koweït, Yémen, Jordanie, Algérie, Maroc,… l’autorité des dictateurs et des rois, des régimes fantoches à la solde des multinationales, sont défiés partout. Les victoires en Tunisie et en Egypte montrent que seuls les mouvements de masse peuvent renverser les dictatures. Et pas les interventions militaires des puissances impérialistes européennes et des Etats- Unis.

La lutte doit continuer afin de renforcer, étendre et coordonner les organes issus de la révolution tels que les syndicats indépendants, les comités de quartier ou d’entreprise gérés par les travailleurs et les pauvres. Ces derniers doivent être à la base de l’organisation immédiate d’élections libres pour une assemblée constituante révolutionnaire. C’est la seule issue pour construire une société démocratique capable de résoudre les immenses problèmes sociaux; une société socialiste démocratique où la production est organisée pour la satisfaction des besoins de tous et non pas pour les profits d’une minorité de capitalistes.

 

  • Pour un monde débarrassé de la terreur, de la guerre, de la misère et de l’exploitation capitaliste!
  • Soutien aux révolutions en Afrique du Nord et au Moyen-Orient; soutien aux organes issus de la révolution-même (comités révolutionnaires, populaires, de défense des quartiers, d’entreprises, de ravitaillement et syndicats indépendants)!
  • Confiscation et restitution des biens spoliés par les dictatures aux organes de la révolution.
  • Pas d’intervention militaire en Libye sous couvert d’aide humanitaire, pas d’ingérence de l’impérialisme Européen et Américain
  • Pour la nationalisation et la reconversion totale de l’industrie de l’armement!
  • Rétablissement du pétrole dans l’index via un rétablissement de l’index complet ! Ce n’est pas aux travailleurs et aux jeunes de payer la crise du capitalisme!